LAETITIA ANGOT


 LAETITIA ANGOT

Ses danses sont des danses de peu. Elles sont bigarrées : comme suspendues entre minimalisme et baroque. Elles se forment sur le modèle du champignon et/ou du chou-fleur. Elles sont un mode choisi de connaissance, un mode d’avant la pierre, d’avant les mots. Elles s’épanouissent en élaborant des conditions de lisibilité de l’expérience en cours qui les forme. En ce sens elles sont et brutes et fragiles. Elles sont adressées. Elles s’inscrivent par leur mode de fabrication dans un geste politique : être engagé, en ouverture, dans le goût du frottement aux différences, du métissage, du bricolage. Aussi, elles flirtent avec les danses nées sur le Mississipi, les cake-walks, le butô et le burlesque. Elles expérimentent souvent l’élasticité et le raté à l’endroit du tremblement, de la frappe. Elles sont parfois punk et mélancoliques, pathétiques et grotesques. Les glossolalies qui en sortent portées par l’air, empruntent à la part la plus archaïque du langage. Elles sont hantées. Elles sont enclines à forer les affects comme des enfants, creuser vers là où s’élabore le degré zéro du signifiant, là où l’on pourrait surprendre le sens à l’état naissant : peut-être dans le rythme ? Elles se tissent dans la question « où commence la danse ? ». Elles se créent à la rencontre, de soi, de l‘autre.

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LAETITIA ANGOT

CONTACT Laetitia Angot / 06 81 34 19 72 / langotxx@gmail.com

Laetitia Angot mène une exploration du corps comme témoin visible des mouvements intérieurs qui nous régissent et nous animent. Inspirée par plusieurs pratiques artistiques – danse classique et contemporaine, butô, mime et théâtre physique, clown et burlesque, digressions sonores elle interroge les genres et les langages du corps. Elle développe ses propres compositions à partir de la particularité des interprètes, des creux et jaillissements spontanés du mouvement. Elle tisse son questionnement : où commence la danse ?

Elle débute par la danse classique pour poursuivre par des études de cinéma à l’université Paris VIII Vincennes-St Denis. Jean-Claude Fall et Claude Buchevald la forment comme actrice. Serge Tranvouez lui transmet les techniques d’entraînements physiques développées par Didier Georges Gabily et Yves Lorelle du Centre National du Mime sa culture des pratiques rituelles.

Elle entre à l’Ecole du Samovar de Bagnolet en 1998 et se forme à un théâtre physique avec Philippe Dormoy du Théâtre du Lierre et Catherine Dubois du théâtre du Mouvement (Decroux). Elle y fréquente, bouffons, clowns, burlesques et excentriques et rencontre l’acteur-danseur-clown-acrobate Thomas Chopin avec qui elle fonde la compagnie l’Intestine. Elle vient au clown par l’Argentin Gabriel Chamé, le Français Thibaut Garçon et l’Anglaise Joyce Henderson du Théâtre de Complicité.

Suzon Holzer (méthode Alexander), Fabrice Dugied, Cécile Loyer, Raffaëlla Giordano la forment à la danse contemporaine; Y. Fujitani, K. Murobushi, T.Fukuhara à la danse butô.

 Au sein de la compagnie L’intestine elle développe diverses collaborations et crée et tourne trois pièces avec le danseur Thomas Chopin (interprète de Nasser Martin Gousset, Karine Pontiès), la chorégraphe Yumi Fujitani (danseuse de Carlotta ikeda et Ko Murobushi). Ces pièces ont été soutenues et présentées par différentes structures (Notamment Le Festival Mimos, L’ADAMI, La Drac île de France, L’Espace Tenri et L’Espace Pierre Cardin à Paris, Le Festival de Langlade).

 Elle poursuit également des collaborations à l’extérieur de sa compagnie. Avec Dan Jemmett, elle chorégraphie et danse le rôle principal de «The Little Match Girl » en duo avec les Tiger Lilies, pièce  présentée au Théâtre des Abbesses en 2006 et tournée en Europe durant 5 ans. Avec Estelle Savasta, elle crée «Seule dans ma Peau d’Ane», solo danse/théâtre selectionné au Molière 2008. Avec Anne Monfort, metteur en scène d’un théâtre visuel et performatif, elle est l’interprète entre autre « Lettres à Annie » d’Antonin Artaud (Festival des Correspondances de Manosque), « Nothing Hurts » de Falk Richter (Théâtre du Colombier, Bagnolet). Pour le Festival La Voix est Libre 2008, aux Bouffes du Nord, l’auteur et metteur en scène Lazare et le guitariste Jean-François Pauvros l’invitent, elle danse « La Femme Cheval ». Le chorégraphe Jean-Jacques Sanchez l’invite en 2015 sur sa prochaine création US.

Elle assure de nombreuses performances au gré des invitations, festivals, bibliothèques, centre régional du livre, écoles, librairies, musées, galeries, rue. Comme aux Tanneries par exemple : https://www.galerieagart.com/samedi-15-septembre-a-18-h-conference-de-clelia-nau/

Elle assure temps de pratique et workshop auprès de tous les publics depuis 2001.

De 2009 à 2013 elle s’investit sur le territoire de Belfort au sein de la scène nationale Le Granit et dirige des ateliers pour les scolaires de tout âge et des adultes en difficulté. Elle y crée notamment « J’ai fait des gestes » en échos aux œuvres de Pierre Yves Freund et Blanca Casas Brulet http://www.paris-art.com/editeur-design/entre-temps-brouillons-de-choses-a-venir/pierre-yves-freund-blanca-casas-brullet/3520.html et en collaboration avec l’association d’insertion « Femmes Relais » et la Galerie du Granit dirigé par Monique Chiron).

 Elle rencontre Arnaud Vasseux, sculpteur en 2011. Ils partagent une réflexion sur l’espace, l’expérience et la mémoire. L’écriture en direct, les improvisations à même le lieu et une attention extrême aux phénomènes (résurgence, rémanence, survivance, concrétion, dépôt, poussée, jaillissement, appui, torsion, tension, densité…) constituent une approche commune. Le glanage, la collecte, le recueil de ce qui se dépose des codes, des traditions, des conventions, traversent leurs pratiques. Ils enrichissent leurs champs d’expérience et leurs pratiques de cette exploration des matières, sans forcément associer leurs objets, sans nécessairement assujettir une pratique à l’autre.  BALLET, pièce chorégraphique, est issue de leur collaboration. Elle a été présentée à la Péniche Antipode à Paris le 11 octobre 2011, au Théâtre du Granit, scène nationale de Belfort le 16 janvier 2012, au Théâtre de Verre à Paris le 16 février 2012 au Festival Nouvelles Danse Performance à Pôle Sud à Strasbourg le 1er juin 2012  sur l’invitation d’Olivier Grasser du Frac Alsace.

Elle rencontre Marie Duprat, pianiste et compositrice en 2012. Elles partagent une réflexion sur le chant intérieur, l’improvisation, la partition. PARTITA, est issue de leur collaboration. Cette pièce a été présentée au Théâtre du Granit, scène nationale de Belfort le 13 novembre 2012, à l’atelier du Plateau à Paris les 30 et 31 mars 2013 et Place des Carmes à Avignon du 13 au 19 juillet 2013.

Elle crée NOMME le 16 février 2012 au Théâtre de Verre à Paris et REPOS SUCCESSIFS DE SURFACES aux Tanneries à Amilly pour la galerie l’Agart, dans le cadre de l’exposition Dé-composition, commissaire Sylvie Turpin.

Elle fait l’expérience longue du dispositif élaboré par Georges Didi-Huberman au Fresnoy-« Mnémosyne : histoires de fantômes pour grandes personnes »– lors d’une résidence à Roubaix en 2012. La mémoire de cette expérience est en jeu dans la production de sa prochaine pièce en novembre 2016.

Elle rencontre Zoé Hagel à Marseille en 2012 lors des pratiques qu’elle dirige au CIAM-Chantier d’initiative artistique de Marseille et entame avec elle un travail de recherche dont les enjeux seront présentés «  les 1-2 Octobre à l’EHESS  dans le cadre du colloque international : « Des formes pour vivre l’environnement : Théorie, expérience, esthétique et critique politique ». Leur communication s’intitule : « La forme comme expérience d’une pensée agie pour vivre l’environnement : prémices d’un dialogue entre danse du milieu et urbanisme sensible. »

S’interrogeant sur les liens entre geste économique, politique et artistique elle se forme au CIFAP de septembre à décembre 2014 à la production de spectacle vivant. Après étude de cas appliquée, examen écrit et oral elle obtient sa certification en mars 2015.

Elle fait l’expérience de danser 4 heures par jours pendant le mois de février 2013 sur le Parvis du Centre Georges Pompidou. Cette expérience est le point de départ du film documentaire qu’elle souhaite créer en collaboration avec Stefan Mihalachi en 2016. Film ayant pour objet « ce que produit la danse dans l’espace public comme situations témoignages de l’encours» et se construisant sur la pratique longue de la danse en espace public.

Elle dirige actuellement le projet de La Permanence Chorégraphique Porte de la Chapelle au sein des LAACCs (Laboratoires d’Actions Artistiques et de Création Chorégraphiques) à Paris.

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