PASSIONS FORMAT 13 MINUTES


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DIAPORAMA


 

LES PRATIQUES DE LA PERMANENCE
en partenariat avec l’Espace de Vie Social 93 Chapelle

FEVRIER  - copie
>>>> La Deuxième semaine >>>>>>>>
des vacances de FEVRIER<<<<<<<<<<
<<<<<<<<< DU 29 AU 4 Mars >>>>>>>
>>>>>>> A l'ESPACE DE VIE SOCIAL>
93 CHAPELLE-PARIS>>>>>>>>>>>>>>>>

*PRATIQUES ADULTES
Tout age, toutes conditions 
physiques, aucune technique demandée ou privilégiée
>>>Le lundi 29, mercredi 2 et 
jeudi 3 
de 19H à 21H ;
>>>Le mardi 1 et vendredi 4 
de 18H à 20H
*PRATIQUES JEUNES 
A partir de 10 ans 
>>>Du lundi 29 au mardi 4 
de 16H 18H
*OUVERT ET GRATUIT AUX HABITANTS DE LA PORTE DE LA CHAPELLE
*INSCRIPTION NECESSAIRE
 PAR MESSAGE TEXTE 06 81 34 19 72 /
 ou
 PAR MAIL leslaaccs@gmail.com/
 ou
 auprès de MARYVONNE METAYER 
 à L'Espace de Vie Social du 93 rue de la Chapelle

 

Vidéo « Des formes pour vivre l’environnement »


Ci-après un lien vidéo vers la communication produite à l’EHESS lors du colloque

« Des formes pour vivre l’environnement

-Théorie, expérience, esthétique et critique politique »

Elle présente la recherche qui sous-tend la permanence chorégraphique créée porte de La Chapelle dans le 18ème à Paris. 

  • Au début : présentation des intervenants -cela permet de se rendre compte du cadre dans lequel nous intervenons
  • Puis une première communication
  • A 26 min : notre communication commence
  • Vers 30 min :

    -Zoé Hagel, urbaniste éco-sociologue danse,

    -Laetitia Angot chorégraphe développe les questions qui sous-tendent son travail.

VISIONNER LA VIDEO COLLOQUE INTERNATIONAL

BALLET / ART REVIEW / Marie Darrieussecq / Mai 2012


PARIS. DARRIEUSSECQ, MARIE // Art Review; May2012, Issue 59, p29 The article reviews a performance artwork that took place in Paris, France, which featured a kinetic sculpture by Arnaud Vasseux and dance by Laetitia Angot.

BALLET / ART REVIEW / MARIE DARRIEUSSECQ

Ca se passe dans un entrepôt désaffecté le long des voies ferrées, derrière la Gare du Nord, dans le squat associatif du Théâtre de verre. Il y a quelques objets naïfs, des mosaïques en capsules de bière, une sympathique cantine, et puis une salle de bonne taille, aux murs couverts de tissu blanc. Une sculpture cinétique d’Arnaud Vasseux tourne à vitesse constante, suspendue à un moteur électrique. C’est un cylindre translucide et très souple en polyéthylène, de 3,30 m de haut, intitulée « Tangente ». Cette sculpture « s’adresse », comme dit Vasseux, à un seul danseur, en l’occurrence une danseuse, Laetitia Angot, 33 ans, dans la mouvance de Pina Bausch. Pendant une trentaine de minutes, Laetitia Angot va tenter une approche de cet objet qui lui oppose une résistance têtue. C’est un récit dans l’espace : une femme convoite un long objet, transparent mais opaque, tournoyant mais impassible, souple mais impénétrable. Un objet fatal. Ça donne un « Ballet » sur fond de silence et de dépouillement. Vêtue sobrement d’un pantalon et d’une blouse flottantes, la danseuse tente d’abord le dialogue par imitation, elle gonfle son corps gracile ; en apnée, bras écartelés, joues distendues, bouche ouverte à craquer, nez devenant rouge et clownesque : sa danse commence comme une performance physique à la limite du grotesque. Notre grenouille de la Fontaine est d’une indécence bien particulière : elle cherche le contact, mais délaisse radicalement les codes habituels de la séduction féminine. Il lui arrive de se détourner, de faire mine d’ignorer l’objet, mais sa danse n’est pas réductible à la psychologie amoureuse : « l’indécence » est celle d’une femme désirante qui prétend à une gestuelle universelle sur deux corps mis en présence. Elle saute pour se grandir, s’érige puis s’amollit, matière physique en transformation. Elle tournoie avec ironie, s’accroupit, se moque et enrage et s’apaise et s’efforce encore. Elle ne touche pas l’objet, mais tout geste d’approche déclenche un courant d’air qui fait frissonner, palpiter ou reculer le polyéthylène en rotation. Elle émet des sons, ne parle ni ne crie mais invente une langue-chant, une glossolalie qui rappelle les travaux d’une Susan Hiller. On croit parfois entendre « c’est pas possible » ou « OK OK OK » : entre l’oiseau qui caquette et le souffle. Ce n’est pas de la parole, c’est de la tension inassouvie. Des lambeaux de danse, de burlesque, de mime, de butô, d’impulsions théâtrales s’enchaînent. C’est la mise en scène d’un affolement passionnel, d’un « comportement inapproprié », mais codifié par la danse. Le sifflet d’un train réel se fait entendre au moment où la danseuse s’immobilise, bras levés : joli moment de kairos, qui nous fait réentendre le silence. Et pose la question d’un lieu parisien plus institutionnel, qui accueillerait la marginalité de ce spectacle très habité mais sans moyens autres qu’artistiques. Laetitia Angot vient aussi de créer NOMME, pièce chorégraphique pour danseuse et voix enregistrée, co-écrite par Vincent Poymiro. BALLET a été présenté à la Péniche Antipode à Paris le 11 octobre 2011, au Théâtre du Granit à Belfort le 16 janvier 2012, au Théâtre de Verre à Paris le 16 février 2012, et sera présenté au Festival Nouvelle Danse de Strasbourg –(Pôle Sud, Frac Alsace) le 1er Juin 2012. MARIE DARRIEUSSECQ